Pascal Langlois, élu à SER 76800
Conseiller municipal, républicain et socialiste, groupe Droits de Cité à Saint Etienne du Rouvray
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Date de création : 08.08.2008
Dernière mise à jour :
10.12.2018
189 articles



SOUTIEN AUX GILETS JAUNES
Adresse du Comité Local de Résistance et de Reconquête de Rouen des acquis de 1936 et 1945
« Une colère sourde monte dans ce pays. C’est par exemple et à l’image de l’exaspération ressentie par des millions, ce retraité qui lance à Macron : “Vous ne sentez pas la colère qui monte en France ?” Cette colère, cette exaspération ont une origine : la politique de destruction menée par Emmanuel Macron au compte du capital financier.
Cette politique, la “transformation du pays” que Macron veut imposer, est une véritable contre-révolution …. »
Ainsi commence l’Appel du Comité National de Résistance et de Reconquête des acquis de 1936 et 1945 du 10 novembre 2018 (1). 2500 militant-e-s de tous horizons politiques et syndicaux, élus, salarié-e-s, agriculteurs, lycéens, étudiants, mais aussi non syndiqués et non membres de partis, se sont réunis pour lancer cet appel que vous trouverez sur le site cnrr2018.sitew.fr.
Les membres du Comité Local de Résistance et de Reconquête de Rouen, réunis le 28 novembre, ont décidé d’apporter LEUR SOUTIEN AUX GILETS JAUNES dont les revendications rejoignent les leurs ainsi que celle exprimées dans l’Appel du 10 novembre!
Qu’est-ce que le
COMITE NATIONAL DE RESISTANCE ET DE RECONQUETE DES ACQUIS DE 1936 ET DE 1945
Depuis de nombreuses années, les gouvernements, qui se suivent et se ressemblent, poursuivent leur entreprise de destruction de toutes les conquêtes sociales et démocratiques ; Macron va encore plus loin !
C’est dans l’objectif de résister et de reconquérir les droits ouvriers, que s’est créé le COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE (CNRR) pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945.
Il ne s’agit en aucun cas de se substituer aux organisations syndicales et politiques déjà existantes, mais simplement de contribuer au regroupement des forces nécessaires pour organiser la résistance, poursuivre le combat pour de nouvelles conquêtes et arracher la victoire.
APPEL DU RASSEMBLEMENT DU 10 NOVEMBRE
(Extraits)
« Une colère sourde monte dans ce pays. C’est par exemple et à l’image de l’exaspération ressentie par des millions, ce retraité qui lance à Macron : “Vous ne sentez pas la colère qui monte en France ?” Cette colère, cette exaspération ont une origine : la politique de destruction menée par Emmanuel Macron au compte du capital financier.
Cette politique, la “transformation du pays” que Macron veut imposer, est une véritable contre-révolution, comme vient de le montrer la tentative d’hommage à Pétain.
Jean-Paul Delevoye, Haut commissaire à la réforme des retraites, vient de déclarer : « Ce n’est pas une réforme des retraites, c’est un changement de société. » Geoffroy Roux de Bézieux, patron du Medef, enfonce le clou : « C’est la mère de toutes les réformes. »
Toutes les bases de la civilisation arrachées par la classe ouvrière, toutes les conquêtes sociales, qui dans ce pays se concentrent en particulier dans les acquis de 1936 et 1945, devraient être intégralement liquidées. L’ensemble des droits collectifs devrait laisser place à une individualisation totale, pour mettre en place une société d’individus “ubérisés”, surexploités (…).
Face à la contre-révolution, au basculement complet de société que le capital financier et Macron à son service voudraient imposer, la défense des acquis de 1936 et de 1945 constitue le point de départ d’un plan de sauvegarde de la classe ouvrière et de la civilisation.
Réunis à Paris à l’appel du CNRR, nous prenons l’engagement de multiplier dans les semaines qui vont suivre les réunions dans les départements, les localités, les quartiers, sur les lieux de travail, pour aider à rassembler toutes les forces qui résistent, pour constituer partout de nouveaux comités, renforcer, élargir les comités de résistance et de reconquête existants, appeler les militants ouvriers, les travailleurs, les jeunes à les rejoindre, réunir des milliers et des milliers pour couvrir tous les départements et villes de ce pays.
À travers ces réunions pour regrouper des milliers et des milliers, nous allons aider à organiser la résistance et ainsi établir les bases du plan de sauvegarde de la civilisation concentrées dans les conquêtes de 1936 et de 1945. »
Pour tout contact :
cnrr2018.sitew.fr
Un combat universel contre le fondamentalisme
etpour les droits humains
avec
KARIMA BENNOUNE
Communiqué du Comité de Réflexion Et d’Action Laïque de Seine-Maritime (CREAL76)
Séparer, relier…ou renier ?
Depuis 1905, date de la Loi de Séparation des Églises et de l’État, jamais un président de la République ne s’était présenté devant les évêques de France comme l’a fait Emmanuel Macron ce 9 avril. Alors même que l’Église catholique avait fini par admettre cette séparation, le président la renie, voulant « réparer le lien » entre l’Église catholique et l’État. Y aura-t-il une démarche similaire envers les autres cultes ? La loi de 1905 a mis en place une séparation qui est un double affranchissement, celui de l’État vis-à-vis des religions et des religions vis-à-vis de l’État. La liberté de conscience et donc la garantie du libre exercice des cultes en sont les principes. La République n’est pas antireligieuse mais areligieuse dans la mesure où elle ne reconnait ni ne privilégie aucun culte ou système de conviction particuliers.
La séparation du politique et du religieux est la condition d’une concorde civile en France comme dans le Monde. Sa remise en cause est une menace à cet égard. L’encouragement à la charité plutôt qu’à la justice sociale, l’évocation de racines chrétiennes ou d’une spiritualité qui ne pourrait être que religieuse, l’incitation à l’engagement d’une religion constituée dans le jeu politique, le poids qui lui est concédé dans les questions de société (fin de vie, PMA…) confirmé par ce propos : « … j'ai décidé que l'avis du Conseil consultatif national d'éthique (CCNE), n'était pas suffisant et qu'il fallait l'enrichir d'avis de responsables religieux », voilà
autant de régressions pour qui est attaché à la neutralité de l’État et au principe de laïcité qui permet le plus haut degré de liberté.
En affirmant que « les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes », le Président s’est arrogé le droit de désigner la religion de préférence de la République en cherchant une filiation hasardeuse allant des bâtisseurs de cathédrales à l’invention du syndicalisme moderne. Étonnante allusion accompagnant cette reconnaissance d’un culte, au mépris de la Loi de 1905, qui intervient dans un contexte de régressions sociales imposées souvent par la force et touchant une grande partie de la population, des plus jeunes aux plus âgés, du secteur public comme du secteur privé, avec un renforcement de la législation à l’ encontre des étrangers et du droit d’asile.
L’émancipation laïque va de pair avec les conquêtes sociales. Suite à cette séquence spectaculaire et inédite d’atteinte à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, le Comité de Réflexion Et d’Action Laïque de Seine-Maritime (CREAL76 www.creal76.fr ) continuera à oeuvrer pour l’unité des laïques afin de mener de pair combat laïque et combat social.
le 11 avril 2018
Le Comité de Réflexion et d’Action Laïque
de
Seine-Maritime
vous invite à assister à la conférence
Les luttes des femmes :
une dynamique de laïcité.
Leurs combats contre l’extrême droite religieuse
dans les pays dits musulmans et les diasporas
avec Marieme HELIE LUCAS
Sociologue algérienne
SAMEDI 10 MARS 2018 à 14h30
à l’auditorium de la médiathèque Simone de Beauvoir
Pôle culturel Grammont
42 rue Henri II Plantagenêt
ROUEN
Marieme Helie Lucas a enseigné l’épistémologie dans les sciences sociales à l’université d’Alger pendant 14 ans.
Elle a été fondatrice et coordinatrice internationale du réseau de solidarité WLUML, Women Living Under Muslim Laws -
(Femmes sous lois musulmanes) http://www.wluml.org/
et du réseau Secularism is a Women’s Issue
www.siawi.org
Comité de Réflexion et d’Action Laïque de Seine-Maritime – CREAL 76
Adresse aux signataires de l’Appel
Lier le combat laïque au combat social, fédérer le peuple
Soucieux de respecter la vie démocratique de l’association, le CREAL 76 avait débattu de cet Appel lors de son CA du 4 décembre 2017 et avait engagé son président à le signer ès-qualités. Porté à la connaissance de ses 158 adhérent-e-s le texte a été longuement discuté lors de l’AG annuelle du 20 janvier 2018. Après avoir émis des réserves sur certaines formulations, avoir déploré encore une fois l’éparpillement des laïques, mais voulant participer activement à leur rassemblement conformément aux statuts de l’association, l’AG du CREAL76 a validé la démarche en invitant ses adhérent-e-s et sympathisants à signer l’Appel et à participer à la rencontre nationale du 10 février 2018.
Cinq adhérent-e-s ont participé à cette rencontre qui, selon la Lettre d’information N° 5 du 7 février, devait se dérouler en trois parties.
La première partie - Bilan de la campagnede signatures de l’appel - n’a pas eu lieu.
La deuxième partie - Interventions des signataires - constituée de témoignages, professions de foi ou vidéos de signataires a « occupé » une grande part de l’après-midi. Le CREAL76 y a présenté sa démarche et ses propositions, à savoir :
- prendre en compte la question des fonds publics versés à l’enseignement privé confessionnel, mais aussi patronal notamment à travers l’apprentissage, les CFA - bientôt complètement sous la coupe du MEDEF - fait partie du combat laïque comme du combat social
- construire une structure nationale pérenne de défense et de promotion de la laïcité liant combat laïque et combat social, ciment d’une unité par-delà des diversités politiques, syndicales, associatives et coopérant avec les structures locales
- préférer une association avec adhésions de personnes et d’organisations sur le principe « une adhésion (individuelle ou organisationnelle) = une voix ».
- oeuvrer à cette construction par étapes, prenant le temps nécessaire pour nouer tous les contacts, débattre, échanger, choisir une date à forte portée symbolique pour officialiser la structure (était proposé le 9 décembre 2018), définir des étapes intermédiaires
- assurer la totale indépendance financière de l’association
- mettre en place dans l’immédiat un collectif provisoire
La troisième partie - Perspectives et propositions d’actions - ne s’est tout simplement pas tenue, puisque réduite à la seule intervention d’une des initiatrices de l’appel ! Mais pas par manque de temps, puisque la rencontre s’est terminée avec ¾ d’heure d’avance sur l’horaire prévu !
Non seulement le débat n’eut pas lieu, mais la dernière oratrice annonça la création déjà actée d’une association dénommée « Combat laïque Combat social » (dont ni les administrateurs, ni les buts, ni les statuts ne seront communiqués) et évoqua la mise en place pour début avril 2018 d’un site Internet. Elle déroula enfin une liste de conférences d’éducation populaire dont on trouvait déjà les intitulés sur une plaquette disponible en début de rencontre.
En conclusion, les représentants du CREAL76 ont été surpris d’être les seuls à avancer des propositions dont ils pensaient qu’elles seraient soumises au débat dans une dynamique de construction collective. Il n’est pas ici reproché à des militant-e-s (qui ? quelle équipe ?) d’avoir réfléchi à des propositions d’actions. Mais le CREAL76 regrette qu’il n’y eut, en amont ni travail de réflexion, ni véritables échanges, et lors de la rencontre aucun débat sur la structuration et les perspectives propres à rassembler les laïques sur le plan national.
Le CREAL76 déplore ce scénario. Ce dernier tourne le dos à une construction commune qui, réalisée dans une démarche d’ouverture, de transparence et de démocratie (autre nom de la laïcité selon Jaurès), serait l’indispensable outil unitaire qui manque actuellement cruellement à la laïcité.
Cependant le CREAL76, dont l’ambition demeure, veut croire que les signataires se saisiront de ses propositions, en avanceront d’autres pour une construction collective solide.
Le CA du CREAL 76 réuni le 12 février 2018 ( www.creal76.fr courriel creal76@creal76.fr )
Nostalgie et encre violette
Une fable se construit sous nos yeux qui, faute d’être démentie, sera demain une nouvelle vérité.
L’École publique d’antan renaîtrait de ses cendres par la grâce d’"Espérance banlieues" créateur d’établissements privés hors contrat financés par des officines fleurant bon la vieille France apportant dans ces quartiers les bienfaits de la civilisation.
Y a-t-il eu un uniforme porté par les élèves des écoles publiques ? Que les plus anciens fouillent leur mémoire pendant qu’il est temps. Jamais !
Soutenus et même subventionnés par des collectivités locales, les promoteurs de la croisade entendent remettre manu militarisur le droit chemin les enfants de ces banlieues que les errements de l’École publique auraient amenés à l’ignorance.
Voilà la fumisterie à laquelle à grands renforts de reportages et de débats univoques des "journalistes" et "experts" habitués des plateaux médiatiques veulent donner corps. Corps expéditionnaire ?
Jean-Michel Sahut
le 23 décembre 2017
Madame, Monsieur, cher ami-e laïque,
Le Comité de réflexion et d’action laïque de Seine-Maritime - CREAL 76 - tiendra son Assemblée Générale annuelle samedi 20 janvier 2018 à Malaunay à 14h30à l’Espace Néhoult près de la Mairie (accès par la rue du docteur le Roy, à droite de la Mairie). Nous serions heureux de votre participation.
Depuis plus de quinze ans, le CREAL 76 développe sa réflexion, mène des actions et un travail d’éducation populaire sur le principe de laïcité dans un contexte où ce principe, qui permet le plus haut degré de liberté, est relativisé, combattu voire falsifié par ses ennemis, notamment à l’extrême droite. Convaincus que combat laïque et combat social sont liés, nous entendons poursuivre notre tâche.
Le Conseil d’administration du 4 décembre a décidé de faire un pas vers une démarche de liaison et de convergence des laïques éparpillés au niveau national qu’il serait souhaitable de mettre en œuvre aussi aux niveaux locaux. Cet appel intitulé Lier le combat laïque au combat social, fédérer le peuple (voir annexe…) a donc été signé par le président du CREAL. Une rencontre de ses signataires est prévue début février. L’AG est invitée à en débattre dans un contexte d’éparpillement des laïques que nous avons déjà déploré.
En préalable à cette AG où vous êtes convié-e, le docteur en sciences politiques Nedjib Sidi Moussa présentera son ouvrage La fabrique du Musulman, essai sur la confessionnalisation et la racialisation de la question sociale susceptible de donner quelques clés de compréhension utiles dans cette période de confusions, de perte de repères, d’utilisation de concepts à interroger.
Veuillez croire en l’expression de nos sentiments laïques,
Pour le CREAL 76
Francis VANHÉE
Pour 2018, nos vœux de bonheur, de santé et de paix seront combatifs et fraternels.
Qui peut accepter que les plus riches viennent d’engranger mille milliards de dollars supplémentaires quand s’accroissent les inégalités, la pauvreté, le chômage dans un monde où triomphe le capitalisme financier ? L’aspiration à inventer un autre monde est réelle et forte.
L’unité de celles et ceux qui subissent ce système est possible et indispensable. Dans les semaines à venir les travailleurs, les privés d’emploi, les retraités, les collectivités locales vont subir les effets des décisions désastreuses du pouvoir de Macron. C’est maintenant qu’il nous faut réagir dans l’unité et mettre d’autres choix politiques en débat. Des expériences nouvelles pour des projets sociaux, coopératifs, écologiques alternatifs, portés par des salariés, ouvriers, cadres, ingénieurs, chercheurs comme par des paysans, des jeunes nourris d’audace et d’inventivité se multiplient.
Formons pour cette année nouvelle des vœux qui nous obligent toutes et tous : celui de l’unité populaire, dans la riposte sociale et politique pour que reculent la pauvreté et les inégalités, et advienne aussi le silence des armes.
Bonne année 2018,
Michelle Ernis et Pascal Langlois
Editorial de Daniel Gluckstein –
Si l’on en croit Mme Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (1), la « reprise »économique est là, « plus forte » même que les prévisions, et surtout « mieux partagée ».
Une bonne nouvelle pour les chômeurs, les travailleurs précaires, les jeunes, tous en quête d’un vrai travail et d’un vrai salaire ? Vous n’y êtes pas. Pour Lagarde, « cette reprise est propice soit à poursuivre les réformes structurelles lorsqu’elles ont été engagées, soit à décider de les mener ». Surtout en France, où elle salue la volonté de Macron de poursuivre « un train de réformes (…) dans la ligne de ce que le FMI recommande depuis plusieurs années ».
Hier, l’économie mondiale étant au plus bas, il était urgent pour le FMI d’engager « des réformes structurelles » pour la redresser, et donc de s’attaquer à la Sécu, aux retraites, aux services publics, au Code du travail. Aujourd’hui, l’économie va mieux, donc… il est urgent d’entreprendre les mêmes « réformes structurelles ».
C’est « pile, je gagne, face, tu perds ». Pour les capitalistes, croissance ou récession, le problème, c’est « le coût du travail », toujours trop élevé (2).
Oui, mais cette année, la croissance est « mieux partagée », prétend Lagarde. Vraiment ?
« Bourses mondiales : au-delà des espérances. L’année restera marquée par les records de certains indices », titre Le Monde. Dow Jones, Nasdaq et CAC 40 ont en effet gagné plus de 25 % en 2017. Selon Les Échos, les 100 plus grosses entreprises mondiales – Apple, Amazon, Bank of America, etc. – totalisent près de 17 500 milliards de dollars de capitaux en Bourse, un record !
Mieux partagée ?
En France, où les riches n’ont jamais été aussi riches, les 500 plus grosses fortunes ont bénéficié l’an passé d’une « hausse sans précédent » (3), allant jusqu’à 35 % pour les dix premiers et même 50 % pour le numéro 1, Bernard Arnault.
Et pendant ce temps…
Elle s’améliore, la situation des chômeurs, des précaires, des travailleurs à temps partiel imposé ? Ils vivent mieux, les travailleurs licenciés à tour de bras à cause des ordonnances et menacés de perdre leur Sécu par la suppression des cotisations sociales ? Et ces huit millions de retraités qui perdent plusieurs dizaines d’euros par mois dès ce 1er janvier, au titre de la CSG ?
Allons donc…
Macron sert le capital financier. Ses gesticulations arrogantes ne sont rendues possibles que par la division : l’obstination des uns, syndicalement, à participer à la « concertation » des contre-réformes avec le gouvernement ; l’acharnement des autres, politiquement, à respecter les institutions et le calendrier électoral jusqu’en 2022.
En combattant pour l’unité pour chasser Macron – aux côtés de militants de toutes tendances –, les adhérents du POID n’empruntent pas le plus facile des chemins. Mais un parti ouvrier peut-il se construire autrement que dans l’aide à la réalisation de l’unité ouvrière pour bloquer l’offensive destructrice du capital financier et de son gouvernement ?
Vitupérer l’époque
N’a-t-on pas entendu des voix proposant d’organiser les funérailles de Johnny à l’image de celles d’Hugo dont le cortège funèbre partit de l’Arc de Triomphe pour conduire sa dépouilleau Panthéon ?
L’espace d’un instant on a pu penser que ce pourrait être la dernière demeure de l’idole.
Même si à ses talents l’artiste avait ajouté celui d’expatrié fiscal (Hugo avait fui l’arbitraire impérial), l’assemblée nationale, sans rancune, honora sa disparition par une "standing ovation".
Dans cette époque de surenchère émotionnelle qui répudie l’intérêt général au profit de la convergence des empathies communautaires, les politiciens se gardent bien de négliger le fan club et le Président a pris la parole lors des obsèques religieuses à la Madeleine… (Hugo avait refusé « l’oraison de toutes les églises »).
Une contribution bien rock’n roll pour le président de la République ce 9 décembre officiellement "Journée nationale de la laïcité".
Jean-Michel Sahut
le 10 décembre 2017