Pascal Langlois, élu à Rouen et à Agglo
Conseiller municipal de Rouen et conseiller communautaire de l'Agglo
(groupe communiste et citoyen)
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bonsoir,
ça bouge du côté de chez vous? cela à plutot bien bougé du côté des écolos.
et du côté ump, ça va ...
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Par Benmoussa, le 24.05.2009
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Par jerôme TISSERAND, le 13.04.2009
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Date de création : 08.08.2008
Dernière mise à jour :
16.11.2009
71
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· Le blog des élu-e-s communistes et citoyen de Rouen
Un récent rapport de la Cour des Comptes montre que l’assouplissement de la carte scolaire, et sa suppression prochaine, renforce les ghettos sociaux.
Comme un certain nombre de responsables politiques, syndicaux et de chercheurs le craignaient, cette réforme gouvernementale renforce la ghettoïsation des écoles et des établissements « Ambition réussite » qui déjà concentrent les élèves en grandes difficultés sociales et scolaires.
La principale conséquence de cette décision est le départ des élèves boursiers, ainsi que ceux qui sont les plus dynamiques, vers des établissements censés être « meilleurs ». La baisse des effectifs ayant pour conséquence la baisse des moyens affectés les années suivantes.
C’est un nouvel exemple du renforcement des inégalités causé par l’idéologie libérale de la « libre concurrence ». En créant les conditions de la mise en concurrence des établissements entre eux, c'est-à-dire entre ceux qui sont inégaux dans leur recrutement social, le gouvernement accentue les inégalités.
C’est en développant la mixité sociale dans les quartiers, en appliquant la loi SRU votée par le gouvernement Jospin que l’on mettra fin aux ghettos sociaux et scolaires.
Pascal Langlois, République et Socialisme
Groupe municipal communiste et citoyen, Rouen.
L'instance dirigeante de République et Socialisme qui s'est réunie à Paris le 31
octobre 2009 :
- réaffirme son attachement à l'esprit qui a prévalu à la construction du
Front de Gauche lors des dernières élections européennes,
- confirme sa volonté d'approfondir la dynamique qui s'est créée à cette
occasion et qui rencontre un écho favorable dans le pays, dans la
perspective des élections régionales,
- déclare qu'elle prendra toute sa part dans la préparation de ces
élections en accord avec la déclaration du Front de gauche du 28 octobre
2009.
A cette fin, elle a procédé à la désignation de ses responsables régionaux,
interlocuteurs privilégiés de ses partenaires dans la préparation et le
déroulement de ces élections.
Paris, le 31 octobre 2009
Contact presse : lucien Jallamion SG et Porte Parole 06 83 51 45 72
Courriel : webmaster@republiqueetsocialisme.fr
Site : www.republiqueetsocialisme.fr
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Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n’étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs.
Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.
Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d’aller ensemble aux régionales.
La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres politiques. Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord national :
La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par le PS et Europe écologie.
Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d’un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd’hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s’engageront à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en situation de le faire. Il doit s’agir d’une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions, changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.
Nos listes s’engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.
Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.
Paris, le 28 octobre 2009.
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Deux délégations de République et Socialisme et du Parti Communiste Français, se sont rencontrées ce 27 octobre suite à l’offre politique nationale du parti communiste français pour les élections régionales et pour faire le point sur le renforcement et l’élargissement du Front de gauche.
Elles se sont d’abord félicitées de la convergence de vue tant en ce qui concerne la situation politique nationale européenne et internationale que sur la nécessité de constituer au premier tour des élections régionales de 2010 des listes de large rassemblement s’appuyant sur le Front de Gauche.
Ces élections régionales, qui se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, revêtiront un enjeu très important.
Elles vont décider des orientations politiques dans les régions, un échelon territorial dont l’importance n’a cessé de grandir, et elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite dans le pays avant 2012.
Pour les 2 délégations, une nouvelle dynamique portée par les formations du Front de Gauche autour d’un projet réellement à gauche élargie à des personnalités diverses du mouvement social doit permettre de re-mobiliser les couches populaires et de permettre un débouché politique aux luttes.
Les deux délégations conviennent de travailler partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, à la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour à partir des forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) ouvertes aux forces déjà présente lors de la campagne des élections européennes, à de nouvelles forces, ainsi qu'aux citoyennes et citoyens, militantes et militants du mouvement social, aux élu-e-s, qui dans leur diversité partagent l’urgence de cette démarche de clarté et de rassemblement.
Loin de s’opposer au reste de la gauche, ces listes devraient se fixer l’objectif de pousser le plus à gauche possible le curseur de toute la gauche.
Les 2 délégations conviennent de tout mettre en œuvre pour empêcher la droite de reconquérir les régions, ce qui nécessite la fusion des listes de gauche et écologistes au deuxième tour et de créer partout les conditions de majorités régionales de gauche, à l’exclusion de toute alliance avec le MODEM, avec l’objectif de porter dans les exécutifs de ces majorités des projets de transformation sociale réelle alternatifs aux choix dominants libéraux.
Le rapport Balladur s’inscrit dans la logique libérale de l' Europe qui fait l’impasse sur la réalité des Etats et propose une métropolisation qui concentre dans quelques pôles urbains l’essentiel des potentiels de développement au détriment d’un véritable aménagement du territoire. Laisser faire c’est fragmenter et affaiblir l’intervention publique avec le risque de mettre à mal l'unité du pays.
Ce rapport sur l’organisation territoriale du pays oublie la question fondamentale de la relation entre l’Etat et les collectivités décentralisées alors que le désengagement de l’Etat des grandes fonctions d’équilibre des territoires (financement des infrastructures comme les lignes LGV, financement des politiques sociales) pose les problèmes majeurs de péréquation et de creusement des inégalités entre régions.
Pourtant, il existe certaines pistes qui peuvent nourrir le débat sur l'évolution de l’organisation territoriale.
Il est intéressant d’instaurer une relation étroite entre les départements et les régions sur le modèle du couple communes/intercommunalités:
Les départements doivent conserver un rôle actif dans la gestion de proximité des politiques de solidarités et de coordination des territoires urbains et ruraux.
Les compétences stratégiques des régions dans les domaines du développement économique, des transports, de la formation et de la recherche doivent être renforcées. Les coopérations interrégionales doivent être précisées plutôt que de redéfinir les périmètres des Régions.
Encore faudra-t-il, dans ce lien entre régions et départements, que les conseillers territoriaux soient élus au scrutin de liste départementale. La proposition visant à cantonaliser la région est contradictoire avec les objectifs stratégiques qui sont lui sont donnés. Tout ceci n'est pas exempt d’arrières pensées électorales.
Pour l’intercommunalité, l’instauration d’un mode de scrutin désignant les élus communautaires sur la base de listes municipales va dans le bon sens, mais la proposition d’une entité unique faisant disparaître les communes dans les métropoles est inacceptable.
Ce rapport fait aussi le constat du risque qu’il y aurait à supprimer tout impôt économique. C’est d’ailleurs aujourd’hui impossible juridiquement depuis la modification constitutionnelle de 2003 : la disparition d’une ressource fiscale au bénéfice des collectivités locales ne peut être que partiellement compensée par une dotation de l’Etat. Il serait également extrêmement néfaste de supprimer toute relation entre fiscalité et développement économique.
Mais surtout, alors qu’une crise sans précédent appelle une vigoureuse intervention des pouvoirs publics, il est plus urgent qu’un véritable plan de relance, s’appuyant sur les collectivités territoriales, apporte des réponses concrètes aux attentes de nos concitoyens.
Pascal Langlois, conseiller municipal RS de Rouen, conseiller communautaire.
L'épidémie démocrate du changement d'alliance continue à se répandre, fonctionnant comme une machine à impuissanter la gauche et d'abord comme le plus sûr moyen de la diviser. On dénombre plusieurs nouvelles victimes cette semaine. En Allemagne, dans le Land de Sarre, les Verts viennent d'y succomber. Alors que les dernières élections régionales ont donné une majorité à la gauche contre le sortant conservateur, ils ont préféré voler au secours de ce dernier plutôt que de s'allier avec le SPD et Die Linke. Le mal couvait depuis plusieurs mois puisque plusieurs Verts ont défendu cette alliance au plan national. Parmi eux il y avait Daniel Cohn Bendit. On peut donc craindre que les rangs des Verts français ne soient bientôt touchés.
Des nouvelles inquiétantes nous parviennent aussi d'Italie. Le parti démocrate vient de désigner ses candidats pour les fameuses primaires. Le premier d'entre eux, issu des démocrates de gauche, défend de larges alliances avec des secteurs de droite. Le second, issu de la démocratie chrétienne, refuse toute alliance avec quiconque. Et le troisième estime que « les militants n'ont pas des idées aussi différentes que nos chefs ». L'union de la gauche ne fait même plus partie de leur paysage. Il faut dire que l'état de l'autre gauche, victime elle du virus de la division, n'est guère meilleur.
En France aussi, nous avons vu surgir cette calamité. Dimanche dernier s'est tenu le premier tour de la législative partielle de Poissy où je portais les couleurs du Front de Gauche. Le candidat PS est arrivé en tête. Il a demandé immédiatement le soutien de l'écologiste Alain Lipietz, un partisan de l'alliance au centre. Il n'a même pas sollicité le mien, alors que nous sommes les seuls avec les Verts à gagner des voix. Il a publié sa profession de foi sans le logo du Front de Gauche. Ce sectarisme crasse est un symptôme du mal démocrate. Nous avons dans cette campagne combattu l'alliance avec le Modem. Or le candidat PS la recherche. « Je vais rassembler autour de moi cette semaine toutes les forces éparses : le Front de gauche, les Verts, le Parti Communiste, le MoDem. Autour du PS, avec les idées des uns et des autres, on peut arriver à construire un vrai projet de rassemblement. » Le risque pandémique sera majeur aux prochaines régionales. D'ici là l'autre gauche travaille à un vaccin.
Aricle repris du site du Parti de Gauche.
Déclaration de République et Socialisme
Comité de Seine Maritime
17 octobre 2009
Préambule
Le comité République et Socialisme 76 peut à deux titres s'exprimer sur le
projet de Communauté d'Agglomération élargie (Communauté Rouen-Elbeuf-
Austreberthe, CREA) lancé par Laurent Fabius, président de la Communauté d'
Agglomération de Rouen (CAR).
Ce projet propose de regrouper au sein d'une même communauté, au 1er
janvier2010, la Communauté d'Agglomération de Rouen (CAR), la communauté
d'agglomération Elbeuf – Boucle de Seine (CAEBS), les communautés de
communes Seine – Austreberthe et de Yainville – Le Trait (ComTRY). La
communauté de communes Caux-Austreberthe a elle choisi de ne pas y
adhérer. C'est pour cette raison (le seuil de 500000 habitants n'étant pas
franchi), que la CREA reste une communauté d'agglomération.
?— La loi qui permet le regroupement des communes en Etablissements
Publics de Coopération Intercommunale (EPCI, communautés de
communes, d'agglomération ou urbaine) a été voulue et défendue par
Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement
Jospin.
?— Ensuite, il s'est exprimé sur ce projet tant au conseil communautaire de
la CAR qu'au conseil municipal de Rouen par la voix de Pascal Langlois.
Pour formuler son avis, et à partir de sa conception de l'intercommunalité, le
Comité RS 76 s'est basé sur les travaux présentés par le cabinet de L Fabius
et les explications apportées par Frédéric Sanchez (maire de Petit-Quevilly et
chargé à la CAR du projet de la CREA) et sur l'analyse et les propositions
présentées par Dominique Hardy (vice président de la CAR chargé des sports)
au nom des élus communistes, républicains et citoyen de l'Agglo (dans lequel
siège Pascal Langlois), notamment pour la rédaction de la « charte
d'agglomération ».
Un projet commun partagé pour le développement et
l'aménagement du territoire.
Cette loi a eu un succès très important. Les crédits prévus pour la création des
différents types d'EPCI ont été épuisés rapidement, et plus vite que prévu, tant
elle venait répondre à un besoin vivement ressenti des élus locaux, de droite
comme de gauche.
Ainsi, cette loi définit la communauté urbaine comme « un établissement
public de coopération intercommunal regroupant plusieurs communes d'un seul
tenant et sans enclave qui forment, à la date de sa création, un ensemble de
moins de 500 000 habitants et qui s'associent au sein d'un espace de
solidarité, pour élaborer et conduire ensemble un projet commun de
développement urbain et d'aménagement de leur territoire. »
Un projet pertinent pour un territoire commun de vie et pour
faire face aux effets de la crise économique et à la politique
de casse sociale de Nicolas Sarkozy: garantir les solidarités et les
finances locales, équilibrer les risques pour garder la capacité de répondre aux
besoins des habitants et investir pour un avenir commun et partagé.
Un territoire, c'est une géographie commune et notre point commun, c'est la
Seine: ses deux rives, son aménagement et son avenir, pour une population
qui y vit, y nait et y grandit, s'y forme et y travaille, s'y détend et s'y cultive, y
vieillit et y meurt. Le projet de vie, les investissements communs dans des
services à la population sont les véritables raisons qui doivent fonder ce projet.
Le périmètre proposé pour cette CREA nous apparaît à certains égards
pertinent, surtout avec l'agglo d'Elbeuf avec lequel il y a une réelle
unité sociologique et d'ntérêts.
Le projet proposé nous apparaît également pertinent pour les raisons cruciales
liées à la situation politique et économique très difficile que vivent notre pays
et notre région dans le double contexte de la profonde crise du capitalisme
mondial et de la régression sociale organisée par le gouvernement de Nicolas
Sarkozy.
La crise économique et sociale touche de plein fouet les salariés, fragilisés par
les licenciements, le chômage partiel imposé et la pression à la baisse des
salaires. Ces habitants se tournent vers leurs élus locaux quand les difficultés
sont là car ils sont les premiers garants du lien social et de la solidarité.
La crise économique fragilise et détruit des pans entiers de l'industrie et les
difficultés de la construction automobile (Renault a un important site de
production à Cléon, sans parler du site de Sandouville) le montrent. Les
finances locales se trouvent alors menacées par la fermeture ou les
délocalisations des entreprises. S'y ajoutent deux décisions politiques
dangereuses de Nicolas Sarkozy: la baisse des dotations financières faites par
l'Etat aux communes et aux EPCI et la suppression de la taxe professionnelle,
dont on ne sait par quoi ni comment elle sera remplacée.
Ainsi, cette nouvelle communauté permettra la garantie des ressources
financières locales, sans quoi rien n'est possible, en permettant leur partage et
en garantissant la solidarité sur tout le territoire si elles venaient à faire
gravement défaut. Elle permettra la mutualisation des moyens et la réalisation
d'économie d'échelle. Elle évitera la concurrence entre zones d'aménagement
économique car la fiscalité sera homogénéisée sur tout son territoire pour
permettre l'équilibre de son développement.
Sur ce grand territoire qui réunit plus de 490 000 habitants, de nombreuses
petites communes rurales se retrouveront. La possibilité pour elles d'avoir
accès à des compétences techniques accrues pour répondre aux besoins de
leur population est un argument non négligeable à prendre en compte pour des
maires qui se sentent souvent démunis face à la complexité et les exigences de
la réglementation. Cela sera vraiment un plus pour elles par la création des
« pôles de proximité » (services de voirie, d'urbanisme, d'aménagement, de
développement économique déconcentrés).
Ce territoire, par sa grandeur, le nombre des ses habitants et par les grands
projets qu'il portera aura alors une visibilité accrue aux plans national et
international.
Des points de vigilance: une cohérence territoriale fondée sur une unité
sociologique pour éviter l'émiettement, un pouvoir partagé, équilibré et
représentatif des différents courants politiques et des petites communes, une
technocratie encadrée, une visibilité démocratique.
Si le comité RS 76 est favorable à la création d'une communauté élargie, il
n'en reste pas moins que nous considérons devoir rester vigilants sur un
certain nombre de points.
Le périmètre proposé de cette communauté élargie nous apparaît à certains
égards pertinent mais nous pensons que grandir pour grandir, notamment
vers l'Ouest (Barentin, Duclair, Le trait), n'est pas un argument suffisant.
Le projet de vie, les investissements communs dans des services à la
population sont les véritables raisons qui doivent fonder ce projet pour une
population dont les points communs doivent être l'unité sociologique et
l'avenir.
L'arrivée de nouvelles et nombreuses petites communes peut fragiliser l'unité
et la cohérence territoriale pourrait apparaître contestable. Leur représentation
au sein des instances délibératives et exécutive doit être assurée et les
structures associant leurs élus sont essentielles; même chose pour la
représentation des différentes organisations politiques. Enfin, si les
compétences techniques et administratives sont nécessairement puissantes sur
un grand territoire, elles doivent être encadrées par un pouvoir politique qui
reste le décideur et le pilote des projets, parce qu'il est élu par les citoyennes
et les citoyens et que c'est à eux que les comptes sont rendus.
Le développement des coopérations intercommunales et des conseils
communautaires pose la question du mode d'élection des élus qui y siègent.
Les conseillers communautaires sont des conseillers municipaux délégués, ils
sont désignés au « deuxième degré ». A aucun moment, l'électeur ne sait qui il
enverra, par son vote, au conseil communautaire quand il choisit ses élus
municipaux. Aussi, nous pensons qu'un pas supplémentaire devrait être franchi
dans le mode de scrutin pour permettre l'élection au suffrage universel des
conseillers et de l'exécutif, soit par un vote le même jour que le scrutin
municipal soit en faisant en sorte de porter à la connaissance des électeurs,
sur les listes de candidats, lesquels siégeront au instances communautaires en
cas d'élection. Nous savons pertinemment que cette disposition dépend de la
volonté du législateur.
Des interrogations: quelles compétences pour quels grands projets; que
va faire l'Etat; quels rôles resta aux communes?
La loi précise la répartition des compétences entre celles qui relèvent de la
communauté et celles qui restent à la commune. Des marges de manoeuvre
existent et nous nous interrogeons sur les politiques qui en ressortiront.
Des grands projets d'infrastructures, d'équipement et d'aménagement existent.
Comment seront-ils répartis sur le nouveau territoire et dans quels délais? Les
équilibres actuels seront-ils respectés et les déséquilibres (en matière de
logement et de transport par exemple) corrigés. ?
L'organisation des services publics à la population sera revue nécessairement.
En matière de logement, de transport, de gestion de l'eau, ira-t-on vers des
exploitants uniques pour ces services? Seront-ils publics, quelle sera la place
faite au privé?
RS 76 est favorable à l'exploitation en régie directe de ces services parce
qu'elle garantie l'égalité d'accès et des tarifs moins élevés que ceux du privé.
Et, pour terminer, l'Etat contribuera-t-il à ce grand projet d'aménagement? En
effet, le gouvernement souhaite encourager les regroupements
intercommunaux mais financièrement, il choisit de réduire drastiquement sa
contribution qui va passer de 85 € à 60 € par habitant, l'enveloppe financière
de l'Etat passant ainsi de 20 à 10 millions d' €uros.
Que fera RS 76?
A la ville de Rouen, comme à l'Agglo, il a soutenu ce projet en se donnant
comme ligne de conduite une attention minutieuse aux différents points qu'il a
soulevés et développés dans cette déclaration.
Les votes favorables ont été émis et par la Communauté d'Agglomération et
par le Conseil Municipal de Rouen. Le périmètre et les statuts ont été
approuvés et les délégués communautaires élus.
La CREA devrait naître le 1er janvier 2010.
Rouen, le 17 octobre 2009
Pascal Langlois
Conseiller municipal de Rouen
Conseiller communautaire de la CREA
Secrétaire départemental République et Socialisme76
Secrétaire national aux collectivités locales
République et Socialisme
Communiqué de République et Socialisme
La participation de plus de deux millions de nos concitoyens à la votation citoyenne du 3 octobre sur le changement de statut de la Poste n’a rien changé. Sourd à l’appel du peuple, le gouvernement continue dans sa logique de destruction du service public postal.
Comme si rien ne s’était passé, l’examen au Sénat du projet de loi relatif à La Poste est prévu du 2 au 6 novembre 2009.
République et Socialisme réaffirme son opposition à ce projet de loi et appelle tous ses adhérents, les citoyennes et citoyens, à se joindre aux manifestations organisées par les comités départementaux contre la privatisation de la poste (intervention auprès des sénateurs, dépôt des bulletins de vote en préfecture etc…).
La Poste est le bien commun de tous. La question de son devenir et de son statut doit être tranchée par référendum.
Le gouvernement doit tenir compte des millions de personnes qui par leur vote du 3 octobre ont montré leur attachement au service public postal.
En République, c’est le peuple qui est souverain. Il doit avoir la parole.
A Paris le 12 Octobre
Contact : webmaster@republiqueetsocialisme.fr
Déclaration commune des élu-e-s Socialistes (PS et apparentés), Communistes et Citoyen (PCF et République et Socialisme), Verts et apparenté-e-s (Verts, apparentés et PRG) de la ville de Rouen.
Le 9 octobre 2009.
Il faut poursuivre et amplifier la mobilisation pour la défense de la Poste
Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public.
Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social.
D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salariés. Dans d'autres pays européens, la privatisation postale a engendré la suppression de services non rentables, comme la fermeture d'agences, et de nombreuses destructions d'emploi.
Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet. Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement.
Quoi qu’en dise le ministre de l’Industrie, l’ouverture annoncée du capital qui suivrait immédiatement la création de la société anonyme « La Poste » se traduirait par l’entrée de fonds privés dans l’entreprise.
La promesse non tenue du Président de la République qui avait déclaré qu’EDF GDF resterait 100% public, éclaire la fiabilité des promesses de la droite. Et la situation dramatique des salariés de France Télécom montre les conséquences inhumaines des politiques libérales qui soumettent les êtres humains au rouleau compresseur de la course au profit. D’autres secteurs publics sont menacés, c’est pourquoi défendre aujourd’hui La Poste, c’est défendre le service public tout entier.
Nous estimons que le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.
Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen-ne. Face à l’obstination du Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous avons été partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité national contre la privatisation de La Poste. La campagne de votation citoyenne organisée partout en France du 27 septembre au 3 octobre dernier, par des comités locaux regroupant syndicats, associations, usagers et élu-es a connue une participation exceptionnelle : plus de 2,2 millions de votants dans toute la France dont près de 8000 votes dans les différents lieux de votation sur le territoire de notre ville. Le résultat du vote est sans appel. Plus de 90% des électeurs disent NON au changement de statut de la Poste et à l’ouverture de son capital et donc sa privatisation.
Cette unité au sein du comité national et des comités locaux doit se poursuivre. La mobilisation conjuguée des postiers, des usagers et des élu-e-s conditionne la mise en échec du projet gouvernemental.
Le président de la République doit entendre ce verdict sans appel et renoncer définitivement à cette loi.
La Poste appartient à toutes et à tous, aucune modification du statut de la Poste ne peut se faire sans l’organisation d’un référendum.
Les élu-e-s Socialistes, Verts et apparenté-e-s, Communistes et Citoyen de la ville de Rouen s'engagent à poursuivre la mobilisation citoyenne pour la défense du service public.
Notre président N Sarkozy n’en est pas à une supercherie près. Il annonce des mesures en faveur des jeunes sans diplômes mais sa réforme du bac professionnel en laisse des milliers sur le carreau, sans affectation, sans classe, sans formation !
Alors qu’il lance une série de mesures pour lutter contre les sorties d’élèves sans formation et sans diplômes du système éducatif, au point de relancer le CIP ou le CPE que la jeunesse a refusés, la réforme du bac professionnel laisse des milliers de jeunes sans solutions de formation trois semaines après la rentrée. Pas de places dans les lycées pour ces jeunes qui ont un BEP ou qui sortent du collège. En effet, avec la réforme de 2008 et la suppression du BEP, il y a moins de places en bac pro en 2009 qu’en BEP et Bac pro à la rentrée 2008. Par souci d’économie, des milliers de postes d’enseignants sont supprimés et c’est encore moins de possibilités de se former pour la jeunesse.
Pompier aujourd’hui, notre président se comporte en pyromane la veille. En attendant, c’est la jeunesse qui est méprisée et son avenir sacrifié.
Pascal Langlois, conseiller municipal de Rouen, conseiller de l'Agglo
République et Socialisme.